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A L'INCONNU
« L’Inconnu, assis à nos portes, nous inquiète... Craintifs, nous préférons nous réfugier dans le Connu. L’Au-delà – du Connu - est source d’angoisse… jusqu’à nous en faire perdre souffle et raison !
Le Christ en parlant de F.O.I. vient à la rencontre des angoissés d’aujourd’hui
En thérapeute, Il nous invite à l’Ouverture et à l’Inconnu. Sa parole s’accompagne d’une promesse : Sa Force permettra la « Mise en route ». Nous serons, tel Abraham Le Croyant, des « en-routés… ». Que dire ? Ne croit pas qui veut bien et seulement « croire ».
Le « Credo » est une mise à l’eau, un baptême quotidien. Une lutte contre l’Ange et l’Angoisse. Faire partie de la Communauté du Christ, nous situe, à coup sûr, au-delà des sentiers battus… »
L’AU-DELA DE…
► Le Professeur Gabriel Vahanian écrivait dans son ouvrage remarquable de 1996, La foi, une fois pour toute : «La foi n’est pas affaire d’ascendance ou de descendance, mais de transcendance ».
Autrement dit d’au-delà, d’au-delà de… !
Et il ajoute, « C’est quand il est libre et sans précédent, libéré de sa propre religion que l’homme peut enfin croire en Dieu.
► Mais pour renaître, il nous faut savoir quitter nos vieilles outres personnelles (Luc 5, 37) de sorte que le vin de la vie ne se perde pas.
Les outres neuves nous attendent ! Et même, avec elles, le vin nouveau ! Car croire en Christ et avec lui nous met en face de la nouveauté et non pas des vieilleries du dé-passé.
► En Christ, pas de « copier – coller » ! En Lui, nous ne saurions être des adorateurs de reliques qui elles appartiennent forcément au passé. Or Celui qui est le Chemin (Jean 14,6) et le Pédagogue des Disciples d’Emmaüs d’aujourd’hui (Luc24, 1-35) nous invite à la Suivance, à l’Ouverture, à l’Horizon.
C’est parce - qu’elle se tourne vers son passé que la femme de Lot est transformée en colonne de sel (Genèse 19,26). Si nous sommes stimulés à être « Sel de la terre », c’est – sans doute - pour nous attaquer à cette colonne, celle qui cristalise en elle toutes les tendances passéistes.
► C’est parce - que demain est devant la porte qu’il nous faut nous y attaquer à deux mains et rouler ses pierres des tombeaux anciens ! Les anges d’aujourd’hui, c’est nous.
Pareils aux juifs devant le tombeau de Lazare (Jean 11), en l’absence de créatures de lumière, c’est à nous de rouler les pierres et d’être porteurs de lumière.
► Car contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de serviteurs inutiles (Luc 17,10). Nous ne le sommes que si nous nous contentons d’appliquer des lois de régimes anciens. Le Christ souligne - pour nous – vous êtes des serviteurs inutiles si vous vous contentez de faire ce que d’autres (de par le passé) vous ont demandé de faire ! Envisager le Royaume de l’Espérance avec ses conséquences éthiques est bel et bien de notre ressort. Nous n’avons pas à accepter les mises à l’écart ou exclusions de la sphère publique. Jésus est mort hors du Temple et à l’écart de Jérusalem. La sphère sacrale n’est pas notre seul lieu ! Au nom du Christ, il nous faut aller « au-delà de… »
L’ANGOISSE
► Le Connu, les sentiers battus le Chrétien et l’Eglise sont invités au nom de l’Espérance en Christ à les dépasser. Le Connu est de l’ordre du passé, du dépassé, du «pas - assez».
► G. Vahanian écrit dans La foi, une fois pour toutes : « Jésus rompt avec une religion qui consiste à fixer la foi par des formules toutes faites et la réduire à des idées reçues… Il échappe à ceux qui cernent la foi et la bloque du fait de l’emprise que seul le passé peut exercer… La religion que récuse Jésus est une religion qui explique le présent par le passé, l’espérance par la mémoire. Par une histoire. Qui, comme toute histoire, s’écrit au passé. Et rend l’homme comptable de son passé, bien plutôt que devant l’avenir. Pour un homme comptable de son passé, les choix sont déjà faits… Conversion à l’avenir, la foi est au contraire axée sur le jour du Seigneur, sur l’ultime, sur l’eschatique. »
► L’histoire du Peuple de l’ancienne Alliance est une histoire de routes, de sentiers, de passages. D’Egypte à la destruction du Temple en passant par Babylone, le Peuple est en route… Moïse est l’illustre figure du Passeur de cet Ex-ode perpétuel ! La Force l’habitant, il ouvre des passages là où il n’y avait que l’eau symbole de chaos et de mort. Il ouvre à la nouveauté et à l’existence propre ce peuple de moins que rien ! Il le ressuscite du tombeau du Pharaon. Il les libère des jardins de la mort du Despote.
► Mais le peuple a peur ! Le tyran est toujours là. L’Angoisse est toujours présente et elle tyrannise. Elle empêche de vivre ceux qu’elle étouffe tels les grains semés en terre (Matthieu 13). Ils voudraient s’épanouir mais ne le peuvent étant encore sous son emprise.
► Jésus dans la barque (Marc 4,40) apostrophe sévèrement ses disciples en leur disant : « Pourquoi avez-vous si peur ? Vous n’avez pas encore de foi ? ».
Disant cela, il oppose la foi à la peur et nous invite à plus qu’une réflexion à ce sujet.
► Pour être proche du vécu de nos contemporains, pour répondre à leur demande réelle, les communautés se référant au Christ se doivent d’écouter et d’entendre l’Angoisse profonde qui gagne de plus en plus nos cités.
► Et pour échapper à l’Angoisse et à l’étouffement liésS à toute situation de réduction d’horizon et de perspective existentielle, il serait sans doute opportun d’apporter un élément de salut en transformant l’architecture de nos villes génitrice de dépendances et de dépressions, en proposant d’ouvrir des champs nouveaux, d’accorder des perspectives sociales, de sortir du goulot d’étranglement ceux qui s’y trouvent.
► Faut-il le redire, Jésus veut accorder du Souffle à ceux qui étouffent ! L’Esprit – Saint (qui souffle où il veut) se veut un bol d’air pour ceux qui en ont raz – le - bol !
► Le récit vétéro - testamentaire parlant de la Lutte de Jacob avec l’ange avant la traversée du Jourdain pour une terre nouvelle résume cette lutte avec les freins en nous.
La lutte avec l’angoisse s’avère rude. Il est difficile de quitter, d’abandonner, de devenir.
Tout semble nous retenir dans ce passage vers l’au-delà de nos Jourdain. S. Kierkegaard (« Crainte et Tremblement ») avait sans doute raison de voir dans l’angoisse le problème fondamental de l’existence humaine.
► Les freins personnels sont nombreux.
E. Drewermann dans La parole qui guérit (entre autres p. 309–327)
propose de guérir de la peur en redécouvrant le monde négligé du sentiment, des images, des symboles.
Le domaine de la sensibilité avec ce qui peut y surgir : angoisse, sentiment de détresse, désespoir doit, d’après lui, reprendre sa bonne place dans la pratique pastorale et ecclésiale.
Dieu dit-il veut, par l’intermédiaire d’attitudes humaines, ouvrir des chemins nous permettant d’atteindre notre plein épanouissement.
► Par rapport à la mort - et l’Inconnue absolue qu’elle représente - il faut sans doute entrer dans la démarche d’E. DREWERMANN lorsqu’il comprend Gethsemani (Marc 14,33) et le Golgotha comme les moments extrêmes de l’Angoisse. Jésus malgré son angoisse poussée à son intensité maximale continue à croire en Dieu.
Ce faisant, il est source de salut pour nous et est mort en premier. Il nous devance et nous réconforte quant cette fin ultime dont la perspective nous angoisse à mort.
L’ERE DU REPLI COMMUNAUTAIRE
► A côté des freins personnels, les freins communautaires sont légions. Tels les israélites sortant d’Egypte nous sommes tentés de nous replier sur nous-mêmes, d’avoir le réflexe communautaire et passéiste.
► Les Hébreux veulent réduire leur monde au connu, au définissable, à la sécurité alimentaire. Comme si la vie se limitait à la viande, au pain et à la buccalité.
Quant à cette sécurité ego - centrée, Jésus s’exclame cherchez en premier le Royaume et sa Justice. Le Royaume à venir n’est jamais de l’ordre du passé personnel, il est de l’ordre du futur communautaire.
► Les pots de viandes d’Egypte d’aujourd’hui touchent à l’histoire (passée), à la tradition, à la nostalgie, au folklore.
Or l’idée des pots de viandes selon Exode 16 est rejetée par « Celui qui a pour nom devenir » (Exode 3,14). YHWH-Adonaï ne voit pas d’un bon œil que le peuple des en – routés veuille faire « marche arrière ».
► S’il est un péché communautaire, il est là, dans cette tentative de refus de l’à – venir, de l’au - delà, de l’in – connu.
Israël est en train de se tromper de Dieu et de culte. Israël sacralise ou idéalise son passé au Royaume de « Mizeraïm ».
Israël tente de vivre en vase clos. Il préfère l’esclavage, l’amoindrissement, la négation de soi, à la liberté, la nouveauté, l’utopie !
► Israël, à force de tourner dans le désert de ces projections, de soi et d’ignorance de l’autre, finit par oublier la promesse d’une terre autre, d’une alter-territé.
LA FOI…
FORCE D’OUVERTURE A L’INCONNU
► Il y a croire et croire !
L’ambiguité vient de ce que le verbe croire peut s’employer dans deux sens différents.
Soit dans un sens déclaratif : « Je crois que… je tiens pour vrai une certaine déclaration… ». Le croyant à partir de ce qu’il « juge vrai » adopte un comportement éthique.
Soit dans un sens performatif : « Je vous crois, je crois en vous, je crois en Dieu. ». Dans ce cas, la parole nous engage dans un lien de confiance à l’égard d’une autre personne.
► L’Ouverture à l’Inconnu suppose le sens performatif du verbe « croire ». C’est parce - que je fais confiance à Celui qui est fiable que j’ose m’ouvrir à l’Inconnu !
Le croyant peut « quitter », comme Abraham son Père dans la foi, parce – que sa Confiance le libère de toutes les racines et de toutes les chaînes !
► D’Abraham à Talitha (la jeune fille), l’injonction à se lever nous concerne toutes et tous dans notre quotidien. La foi qui n’invite (pas) à se lever est morte.
LE CHRIST S’EST LEVE EN PREMIER
► Le Christ a été levé dans les morts. Il échappe au tombeau et au passé qu’il représente. Le Christ ainsi échappe au conditionnel et au Connu. Il n’est plus reconnu mais pris pour le Jardinier. Il se fait l’Inconnu par excellence le Nouvel Adam en rupture avec le passé.
Celui qui échappe à toute tentative d’objetisation (religieuse ou autre), à toute dogmatisation passéiste.
► Ainsi la foi en Christ « ressuscité » ne peut être que de l’ordre de l’événement pascal. Nous ne saurions croire pour la forme, pour nos ancêtres dans la foi (chrétienne, voire protestante !)…
► La F.O.I. nous "pascalise» (elle ne nous paralyse pas !), elle fait de nous des êtres échappant à leur passé, leur prison, leur propre objetisation.
Croire signifie devenir « méconnaissable », comme Jésus devient méconnaissable pour les gens de son village et de sa famille (Marc 3, 31-35).
L’ESPRIT, FORCE D’OUVERTURE DE L’EGLISE
► Très tôt dans l’histoire de l’Eglise, à partir du IVe siècle, d’après P. Maraval, dans « Lieux saints et pèlerinages d’Orient », la vénération des reliques des saints des origines a pris place dans la démarche religieuse des croyants.
La tendance à l’inventaire et l’invention de lieux théophaniques ne fait que traduire (ou trahir) cette tendance à vouloir adorer son nombril ou ses racines.
L’angoisse prend alors place au sein de nos liturgies et de nos offices. Comme si le Maître des vents et des tempêtes (Marc 4, 35-41) nous y invitait.
► Le tombeau de la tradition pascale est – bien au contraire – largement vide des éléments qui pourraient servir à rendre un culte à celui qui était… Ouvert, il ouvre en direction de la Galilée et du monde ! C’est là-bas dans le monde qu’il vient à la rencontre des siens à travers la Force de son Esprit.
► Et ce Souffle épris d’avenir redit à son Eglise en attente « Effata » (ouvre-toi !), afin que jamais elle ne cesse de s’ouvrir à cette force qui la transcende de l’Orient à l’Occident et d’un pôle à l’autre.
► Quant l’in-connu qui est devant elle, elle n’a rien à craindre ! Quel que soient les évolutions du monde, ses tempêtes et ses bourrasques, l’essentiel de son message demeurera et survivra à travers le triptique paulinien : Foi - Amour – Espérance. GG
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Les Aiguilleurs du ciel
Après les perturbations d'avril liées au volcan islandais,
les questions comme « un vol pour quand ? »
ont repris du service.
En pleines vacances, alors que bon nombre de familles
se réjouissaient de partir, une grève des aiguilleurs du ciel
(la troisième cette année contre un projet européen
de fusion du contrôle aérien) a provoqué mercredi annulations
et retards partout en France. Les voyageurs qui comptaient
prendre l'avion ont dû, une fois de plus, s'armer de patience.
Ah, la patience ! C'est la vertu qui nous manque le plus.
Mais Dieu -bibliquement « Le Patient »-
veut nous amener à l'acquérir.
La patience est cette vertu quasi divine qui permet d'attendre
paisiblement l'accomplissement des choses espérées
et de supporter l'insupportable (frustration, souffrance, épreuve,
adversité, personnes ou situations irritantes).
Elle n'est pas la résignation ; au contraire,
elle permet de persévérer,
de continuer à intercéder, à attendre, à travailler.
De manière confiante, elle tend vers le décollage.
Dans notre cas, elle permet d'attendre son vol
vers une terre espérée « où coulent le lait et le miel ».
Aux aiguilleurs du ciel, je préfère les chevaliers du ciel.
Les aventures de Tanguy et Laverdure
m'invitent aux rêves et aux baptêmes
de l'air, me font oublier les grands gérants ou in-gérants,
ceux du business aérien comme ceux des religions planétaires
qui au lieu de stimuler l'envie
de vacances ou de vie l'étouffent.
A vrai dire, peut-on vouloir aiguiller ou contrôler le ciel ? Il ne nous appartient nullement. Il n'appartient ni aux religions,
ni aux grandes compagnies. Le ciel est ciel comme Dieu est Dieu.
En tant qu'humain je suis fils et fille de l'envol (Khalil Gibran).
Je suis libre de mes faits et gestes et non esclave
du bon vouloir de certains.
Je n'ai aucune envie de ressembler à cette mariée
kidnappée lors de la soirée
de noces. Des vacances (et donc des rêves de trêves)
préparées avec minutie
et depuis longtemps ne peuvent d'un instant à l'autre
s'envoler en fumée !
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En mai, fais ce qui te plaît…
J’aime cet adage ! Faire ce qui me plaît :
flâner, respirer,
ne pas être de manière déconnecté devant mes écrans,
observer le ciel et les nuages qui passent,
me reposer sur un banc.
En sorte : être moi-même, surtout,
ne pas courir derrière quelque leader ou patron
que ce soit.
Mai rime avec son, avec poésie.
Au fond de mon verger, me viennent ces paroles du chansonnier Sylvain Piron :
Je veux poser mon jardin, ma demeure,
sur le rocher bienveillant de ta tendresse, planter ton nom
dans le fond de mon cœur.
C’est tellement beau de se poser !
Et puis… chanter, chanter et encore chanter.
En ce dimanche Cantate, entendre vibrer de mille manières son propre corps trop longtemps mis en sourdine par cet hiver sans fin. Elles sont belles les compositions pour ce mois-ci.
Je me souviens avec plaisir de cet extrait appris
il y a fort longtemps :
Joli vent du mois de mai nous porte la trêve.
Suivons plus loin le chemin,
c’est le chemin de la paix dont les enfants rêvent.
C’est évident mai rime avec Paix.
Qui cherche la vie ne peut vouloir la détruire.
La terre de mai ne saurait être
un champ de bataille. Elle est celle des artistes,
des poètes et des musiciens.
Elle conte la vie et la soigne.
Mai encore…
Ce temps est aussi celui des symboles qui muent.
En avril 1941, Pétain, instaure le 1er mai
comme fête du Travail et de la Concorde sociale.
L’églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par
le muguet. De nos jours, même si cette plante s’avère toxique
et s’il faille se méfier des clochettes odorantes,
le symbole devrait néanmoins être repris
par les mouvements écologistes.
En zone européenne tempérée,
en forêt, là où sa présence est naturelle,
il serait un bon bio-indicateur d'ancienneté
et de naturalité. Sa vente, un 1er mai,
donnerait l’occasion aux militants de défendre
cette terre en vert et contre tout.
Cette fleur bien fragile
pourrait bien être également symbole
de la précarité actuelle.
Le fossé se creuse de plus en plus
entre riches et pauvres.
Cette crise fait grandir les fragilités
et accentue l’exclusion. Beaucoup se font cueillir
et perdent socialement racine. Il devient primordial de vivre
à fleur de peau (de ne pas faire pot de fleur),
de s’engager résolument
aux côtés des plus pauvres qui se font piétiner
par ceux qui, aveuglés par le profit,
se promènent dans les terroirs de la vie sans rien voir. GG
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Parce que vous les valez bien !
Mérite, mériter, méritant, méritoire...
ces déclinaisons sont d'actualité !
Suite au séisme en Haïti, la mobilisation est générale.
En cette période de l'unité, les querelles de clochers oubliées,
l'oecuménisme devient pratique.
Les dogmatismes séparateurs autour
du repas du Christ mis de côté pour faire place
aux restos du choeur.
Les paroles du Christ « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » (Marc 6,37)
à nouveau prises au sérieux, associations de tous bords déploient leur dispositif d'urgence.
Localement individus et groupes tentent de récolter quelques sous afin de pouvoir soutenir les organismes sur place.
Chapeau bas à tous ces méritants de l'ombre, petits et grands, vendeurs de brioches ou organisateurs de concerts... venant au secours de ceux qui à présent, tel le Fils de l'homme, n'ont plus d'endroit où reposer leur tête (Matthieu 8, 19-22). Chapeau bas à ceux qui ont hâté les adoptions !
Face à des crèches démolies, des enfants manquant de tout, il faut réagir et réagir vite, faire place à la flexibilité pratique souvent absente au niveau des administrations ! On ne peut laisser dormir des enfants à même le sol, entassés, sans secours. Laissons venir à nous les enfants de Haïti et que personne ne les en empêche... (Marc 10, 13-16).
Avoir du mérite, avec cette crise humanitaire, l'expression aura retrouvé son sens ! Tous ces bénévoles, de par leur engagement gratuit, l'auront remise à l'honneur. Pour un temps, elle sera bien plus qu'une expression bassement pécuniaire. Pendant un moment, on parlera non de salaire au mérite mais de dévouement méritant gratuit. On oubliera performances (1 Cor. 9,24-27), distinctions et Légions d'honneur ! Car le mérite ou ce qui rend quelque chose ou quelqu'un digne d'estime devrait de manière constante exprimer la grandeur ou la qualité morale des personnes ou des peuples dont on discourt
Mais, comme le souligne Yves Michaud dans son ouvrage, Qu'est ce que le mérite ?, rien que l'expression éveille méfiance et questionnement. Tel avancement était-il vraiment justifié ? Barack Obama méritait-il son prix Nobel de la paix...? D'ailleurs, dans nos société! s globalisées, réussite et échec étant liés au contexte, peut-on encore parler de sujets méritants ? Quelle est la part réelle de réussite personnelle d'un chef d'Etat? Que peut l'individu dans un groupe ? Un entraîneur au sein d'une équipe sportive ? Alors, tous méritants ?
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A cause la foule... Les Protestants au Zénith !
Le week-end dernier se tenait à Strasbourg le premier rassemblement protestant national. Petit retour sur l’événement initié par la Fédération protestante de France avec le concours de l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine.
Ensoleillé, il fut à la hauteur des célèbres Kirchentage outre-Rhin. Pari gagné quant à l’objectif de donner une visibilité au protestantisme français et de permettre à ses différentes familles de se rencontrer. Le temps d’un VSD, la capitale alsacienne accueillait plus de 15.000 participants venus des quatre coins de l’Hexagone.
Dès vendredi soir, comme pour débuter un shabbat de Fête, table ronde, forums, conférences, spectacles… et expositions animaient le centre ville transformé en foire de l’engagement solidaire protestant. La place Kléber noire de monde, le rêve des responsables du protestantisme français s’accomplissait… C’était le Zénith! Justement, le lendemain, dès 16H, c’était ce dernier qui devenait pôle d’attraction à travers une soirée spectacle multicolore. Que du baume au cœur !
Au-delà des petits couacs liés au succès de l’entreprise (Marc 2, 4), le dimanche matin avec son méga culte retransmis au PMC, ses 1200 choristes… dépassa toutes les attentes. Vive l’audace ! Claude Baty, justement, invita à ne pas craindre l'audace du christianisme : « Ne restons pas dans un attentisme égoïste au milieu de la crise économique et financière, ne craignons pas de rappeler des choses simples sur la justice et l'honnêteté ! » Oui, l’événement fut de grande envergure, protestant et populaire, une parabole de la gratuité de la grâce.
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UN ICEBERG DANS LA VILLE
Heureusement que les ours blancs n’étaient pas là pour voir ça…
J’imagine la scène. Drôle d’objet flottant non identifié sur le fleuve de la capitale tricolore! De quoi, en tous cas, rougir de colère malgré les timides couleurs estivales! La dernière opération coup de poing de Greenpeace à Paris : un iceberg sur la Seine a jeté un froid. A moins d’être de marbre, comme certains, c’était la douche écossaise comme pour les coureurs du Tour à Colmar.
L'idée de l’organisation internationale de protection de l'environnement de faire dériver durant la journée du 8 juillet - devant les regards interloqués des flâneurs et des badauds - un iceberg gonflable de 16 mètres de haut à deux pas de la Tour Eiffel fut pour le moins originale. L’événement, organisé dans le cadre de la rencontre à Aquila, en Italie, des huit plus grandes puissances économiques et, par extension, des huit plus importants pollueurs mondiaux, pour signifier la liquidation des glaces dût à la crise climatique et pour figurer sa conséquence sur l'environnement, fut digne des meilleurs metteurs en scène. L’objectif de sensibiliser l’opinion publique à l’approche de Copenhague -échéance incontournable en terme d’alternance énergétique et d’engagement en faveur de la réduction des émissions à effet de serre - fut sans nul doute atteint. Un iceberg, le signe est "titaniquement" fort! La Seine ne sera plus jamais un long fleuve tranquille.
Mais, plus intimement, en ce dimanche des gérants des biens de Dieu, (9 /08) prenons le symbole également à notre compte. Il est vrai que nos vies sont semblables à des icebergs. Souvent nos poids, nos charges, nos lourdeurs dont nous sommes invités à nous défaire (Matthieu 11,28) - mais dont personne ne sait rien ou ne veut rien savoir – sont enfouis sous les flots de notre quotidien.
Des montagnes de sueur froide - neuf dixièmes d’existence - et pourtant !
Dans quelques semaines, au moment de la reprise annuelle, lorsque nous serons à nouveau en route vers de nouveaux horizons, souvenons-nous de ceux qui nous sont confiés. Faisons émerger les charismes dans toutes leurs différences. Il ne suffit pas d’affirmer notre baptême pour que cela change quelque chose dans nos vies ou dans nos assemblées qui d’ailleurs ne se limitent pas à la partie émergée ou visible! De l’iceberg ecclésial, beaucoup trop enfoui pour que le commun des mortels puisse s’en sortir, émergeons l’immergé.
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LE LUNDI A VELO !
Depuis peu, je me suis remis à la bicyclette !
L’occasion pour moi, de faire travailler davantage mes jambes afin de gagner en muscles quelque peu perdus au cours de ses décennies d’oisiveté sportive, ou encore de perdre quelques kilos largement superflus, là accumulés depuis l’achat de ma fameuse R14. Le poids des années se fait déjà sentir ! De plus, et pourquoi pas, si déjà on y est, faire un peu de sport pour rétablir le poids du porte-monnaie. Gagner plus, en consommant moins d’énergie et surtout d’euros ! Au prix du carburant à la pompe, il nous faut réagir… Avec ou sans formation comptable en poche, pour ne pas ou ne plus pédaler dans la choucroute du financement, si ce n’est de l’endettement, la devise du consommateur alsacien doit être la même « à vos bicyclettes citoyens ». C’est pas chinois. Il y a un temps pour tout sous le soleil, nous disait le philosophe biblique (Ecclésiaste 3). Il n’y plus de temps à perdre, découvrez votre programme de remise en forme perso. Je vous préviens, ça va faire un tabac ! Mère-Nature, non plus, ne s’en plaindra pas.
Avec quelques voitures en moins sur les quais, on respire. D’ailleurs, c’est pour quand la journée alsacienne sans 4x4 ? Il y aurait de place sur les trottoirs. On pourrait pousser la chansonnette : « le lundi à vélo ! ». Mais en attendant, avant de découvrir un Strasbourg libéré, rêvons un temps soit peu en paraphrasant Luther King, dans l’esprit de Claire Morissette connue pour ses luttes pour la promotion du cyclisme :
Aujourd'hui, dans les rues de la capitale alsacienne,
j'affirme avec audace ma foi dans l'avenir des 2 roues.
Je refuse de croire que les circonstances actuelles nous rendent incapables de réagir, que l'automobiliste ne soit qu'un fétu de paille ballotté par le courant du prix du carburant, sans avoir la possibilité de l’influencer en quoi que ce soit.
Je refuse de faire mienne les prédictions cyniques de chiffres à la hausse.Je crois qu’un jour tous les cyclistes, dans les campagnes alsaciennes les plus reculées, trouveront des pistes cyclables dignes de ce nom. Plus personne n’aura besoin d’avoir peur en prenant la route. Je crois fermement que le vélo l'emportera.
A vrai dire la bicyclette, c’est tellement bien.
Moi je love mon vélo.
Sur mon site, j’ai choisi d’y figurer avec… ma bicyclette!
http://www.dna.fr/fr/france/info/4427942-
Chronique-Regard-chretien-2011-ensemble-en-equipes
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